Des sols vivants pour les agriculteurs et la société

Les sols sont, à l’échelle de la planète, le premier réservoir de carbone au monde. Cependant, on estime aujourd’hui que 50 à 70 % du stock initial de carbone des sols mondiaux se seraient échappés dans l’atmosphère.  Accélérer la captation de carbone dans les sols, c’est contribuer à réduire la quantité de carbone de l’air et lutter contre le réchauffement climatique.

La Troisième révolution industrielle en Hauts-de-France, rev3, en partenariat avec The Forest Trust et Agreenium, l’institut agronomique, vétérinaire et forestier de France, avec le soutien de l’Ademe, s’engagent en faveur de sols agricoles vivants au travers de deux actions pour participer à la dynamique de préservation des sols :

– un programme visant à construire un dispositif permettant de rémunerer les agriculteurs pour la captation carbone dans les sols agricoles

– le lancement du MOOC « sols et changements climatiques ».

Sols vivants en Hauts-de-France

De nombreux agriculteurs de notre pays se mobilisent et transforment pas à pas leurs pratiques agricoles en conciliant productivité et respect de l’environnement. Cependant, cette transition n’est pas facile à réaliser dans la pratique. En innovant, les agriculteurs prennent en effet des risques agronomiques qui peuvent peser sur l’équilibre économique de leur entreprise. Ce risque perçu freine la transformation de notre agriculture.

Aussi TFT et la Mission rev3 pensent qu’un système incitatif permettant d’accompagner l’agriculteur devient indispensable pour que l’adoption de bonnes pratiques pour le sol se fasse plus rapidement et à grande échelle : nous souhaitons que ce système attribue une rétribution financière aux agriculteurs dont les pratiques culturales respectent la vie du sol et par conséquent contribuent à lutter contre le changement climatique en captant du carbone dans leurs sols.

Le TFT a développé en 2016 avec Airbus Intelligence un partenariat unique permettant de suivre par satellite le changement de couvert forestier au cours du temps avec une grande précision.

En adaptant cet outil à l’agriculture il devient alors possible de suivre avec précision le taux de couverture et les pratiques agronomiques mises en place dans les parcelles agricoles. Le croisement de ces informations par un modèle d’analyse peut permettre d’évaluer l’évolution du taux de carbone stocké dans les sols. Chaque agriculteur peut alors démontrer qu’il est capteur de carbone à l’échelle de sa parcelle et de son exploitation sur une année donnée et obtenir une rétribution financière pour ses pratiques vertueuses.

C’est en Hauts-de-France que TFT et rev3 vont développer ces prochains mois, ce système d’incitation financier d’un nouveau type, sorte de Fond pour des sols agricoles vivants. Nous invitons les entreprises de la chaîne alimentaire et non alimentaire ainsi que les acteurs du financement à se rassembler en faveur de sols vivants, pilier de la bio-économie.
Philippe Vasseur, Président de la Mission rev3
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