Energie positive, smart grids et bâtiments intelligents : bienvenue dans l’Arteparc

Des bâtiments verts, qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment ? C’est très Rev3 et le Nord abrite déjà plusieurs de ces BEPOS – pour Bâtiment à Energie positive. Après  un premier article consacré aux Archives du Nord, deuxième épisode de cette série consacrée aux BEPOS avec l’Arteparc, un  vaste parc tertiaire de dernière génération  qui sort de terre à Lesquin.

Il était dans les cartons depuis trois ans : la réalisation d’un parc tertiaire de nouvelle génération au cœur du Parc du Mélantois, sur la commune de Lesquin, est déjà bien entamée. De quoi faire de cette zone située à quelques encablures de l’aéroport de Lesquin l’un des tous premiers parcs de France conçus pour répondre aux défis immobiliers de demain.

Une ambition cohérente avec la démarche Rev3 : propriétaire des terrains, la CCI Grand Lille veut montrer la capacité du Nord Pas-de-Calais Picardie à transformer concrètement les principes de la 3ème révolution industrielle au travers de ce projet emblématique qui prévoit la création de 22 bâtiments à énergie positive (BEPOS). Sur le terrain, le temps des études est fini et les choses avancent à vue d’œil : « Un premier bâtiment a été inauguré en juillet dernier ; deux autres seront livrés au second semestre 2016 et six immeubles commenceront à sortir de terre avant la fin de l’année » résume Philippe Baudry, PDG du groupe Artea : « Une dizaine d’entreprises, soit 300 salariés environ pourront s’installer avant la fin de l’année ».

Objectif ? Achever la réalisation du parc avant 2020 ; tout à fait tenable pour P.Baudry : « Artea se consacre exclusivement à ce type de projets depuis 2009 ce qui nous a permis d’accumuler une certaine expérience de la complexité de ce type de projets. Nous sommes particulièrement frappés du degré de maturité des aménageurs et des décideurs de la région ».

Le projet en bref

© Artea

Une fois achevé, l’Arteparc comptera 22 immeubles à énergie positive pour une surface totale de 44 000 mètres carrés.

Les bâtiments, répartis sur une surface de 10 hectares, s’élèvent sur deux à trois niveaux, soit 1 100 à 4 500 mètres carrés de bureaux. Chacune des 22 toitures accueille une centrale solaire qui permet en lien avec d’autres dispositifs techniques de produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Intelligentes, ces constructions à l’esthétique sobre sont labellisées Effinergie+ et BEPOS-Effinergie.

Projet phare, projet pilote

Concepteur du premier parc tertiaire labellisé BEPOS de Meyreuil, près d’Aix-en-Provence, le Groupe Artea constate que les obstacles tombent les uns après les autres en matière de constructions à énergie positive. Décideurs, entreprises et architectes se mettent en ordre de marche pour anticiper la réglementation thermique 2020 – autant dire demain, en matière d’immobilier – qui va imposer à toutes les nouvelles constructions de consommer moins d’énergie qu’elle n’en produit.

Pour faire du parc de Lesquin un ensemble d’immeubles de bureaux capable de produire davantage d’énergie que ses futurs occupants – jusqu’à 2 000 – n’en consommeront, Artea n’a pas lésiné sur les matériaux et les équipements : architecture bioclimatique, triple vitrage, installation d’isolants qui enveloppent entièrement le bâtiment, ventilation à double flux, centrales solaires sur tous les toits… « Nous proposons des technologies qui s’appuient sur ce qui se fait de plus performant dans le domaine du développement durable » résume Philippe Baudry. Des procédés déjà classiques mais exigeants qui renchérissent le prix de tels parcs, jusqu’à 15 % de plus que pour des bâtiments moins innovants… Une facture que les bailleurs des bâtiments aux normes Bepos comptent compenser en revendant les surplus d’énergie.

Du côté des entreprises, on peut compter sur des baisses drastiques de leur facture énergétique puisque les niveaux de consommation moyenne devraient se situer autour 50 kWh par mètre carré et par an – un niveau deux fois inférieur au plafond qui concerne les maisons passives.  Intéressants pour les futurs occupants, d’autant que les loyers proposés s’inscrivent dans  la moyenne des loyers du marché. De quoi séduire très vite de premiers occupants comme le cabinet d’études Ingerop.

© Agence VBI

Système apprenant

Au-delà, la véritable révolution technologique du parc de Lesquin renvoie au Big Data et des smart grids. Tout le parc sera géré à terme par un système de monitoring capable d’indiquer en temps réel, pour chaque entreprise et dans chacun des 22 bâtiments, la consommation et la production d’énergie et d’eau, les températures intérieure et extérieure, les économies d’émissions de CO2 réalisées…

« Plus le temps passe, plus le système gagne en intelligence », précise Philippe Baudry : « il recueille en permanence des informations qui évoluent en fonction des pratiques des salariés, du type d’activité des entreprises, des horaires, des saisons… Avec le temps, cette formidable base de données permet d’affiner le pilotage de manière toujours plus efficace ». Et d’adapter en permanence la production à la consommation, en puisant au besoin dans les stocks d’énergie accumulés sur le site dans des espaces dédiés. Cerise sur le gâteau : pour créer de l’émulation et inciter les utilisateurs à s’inscrire dans un cercle vertueux, les performances énergétiques des bâtiments pourront être comparées sur le réseau intranet.

Projet global, projet local

Conçu pour des activités  tertiaires, le  parc s’intègre à un projet environnemental global, adapté à son environnement immédiat comme à l’écosystème régional.

Artea a prévu d’assurer un ensemble de services à ses locataires et propriétaires grâce à la création d’un pôle service situé à l’entrée du parc. Il offrira différentes prestations aux usagers de cette véritable petite ville : salles de sport, points dédiés au covoiturage ou aux mobilités douces, bureaux partagés, restaurants, service médical…

Implanté à faible distance du métro 4 Cantons et à l’entrée de Lesquin, le nouveau parc a été imaginé en intégrant les questions de mobilité. Desservi par quatre lignes de bus, il fait également la part belle aux bornes de recharge pour voitures électriques, aux pistes cyclables et aux modes de transports collaboratifs et doux. On déménage ?

En vidéo

Chez nous, notre rev3 est de concevoir des espaces de travail intelligents.
Artea
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