Qu’est-ce qu’une révolution industrielle ?

Une révolution industrielle c’est la rencontre entre de nouvelles sources d’énergie et de nouveaux moyens de communication. Et ça change le monde. La première c’était le charbon et le télégraphe. La deuxième c’était le pétrole, l’électricité et les télécommunications.

Aujourd’hui en Hauts-de-France, rev3 est en marche. La révolution Internet a déjà transformé et continuera à transformer nos modes de vie. La nécessité d’économiser les ressources, l’énergie et les matières premières, va elle aussi profondément bouleversé nos manières de produire, de consommer, de nous loger, de nous déplacer, d’échanger. Nous allons vers une économie plus responsable, plus durable, plus collaborative.

De nombreux exemples sont déjà à l’œuvre, découvrez-les !

Pourquoi ?

Les Hauts-de-France s’engagent dans une dynamique d’ensemble pour prendre une longueur d’avance, devenir une région pionnière et en tirer les bénéfices en termes de croissance, de créations de valeur et d’emplois.

« Révolution industrielle », et quand on n’est pas dans l’industrie ?

Toute entreprise, industrielle ou non, est concernée par la Troisième révolution industrielle. L’appellation « révolution industrielle » est avant tout historique. Elle ne sert qu’à montrer une rupture, un changement profond. Son champ d’application va aujourd’hui bien au-delà de l’industrie. Nous sommes conscients qu’au XXIème siècle, le commerce et les services ont une place prépondérante dans notre économie. Les entreprises de ce secteur sont, elles-aussi, concernées par la Troisième révolution industrielle. Comme toute entreprise industrielle, elles consomment de l’énergie, font appel à des prestataires, de la logistique et peuvent bénéficier par exemple des réflexions menées en termes d’efficacité énergétique, de réduction des déchets, d’optimisation des déplacements, de développement des énergies renouvelables…

En quoi la Troisième révolution industrielle est-elle si importante pour la région ?

La Troisième révolution industrielle est une chance pour la région de sortir ensemble de la crise en basant la compétitivité économique sur l’efficacité énergétique et l’innovation en termes de réseaux, stockage des énergies et de mobilité. Autant de sujets qui sont en train d’émerger, et de potentiels de développement de nouvelles filières et de nouvelles compétences.

Concrètement, comment sera mise en marche la Troisième révolution industrielle à l’échelle de la région ?

La Troisième révolution industrielle ne se décrétera pas de manière centralisée. Elle se construira par la multiplication des projets qui sont déjà en cours et qui vont apparaître. Elle partira des territoires des collectivités, des entreprises, des citoyens. Elle sera la convergence d’initiatives et de projets. Elle sera la résultante des projets des acteurs publics, mais surtout des entreprises, des entrepreneurs et des habitants qui auront compris qu’elle contient en germe l’économie de demain.

La réussite sera collective et passera par la multiplication et l’addition d’actions individuelles. Nous avons tous notre place dans la Troisième révolution industrielle.

Quelles sont les solutions permettant aux entreprises de s’impliquer ? Sur la base de quels financements ?

Pour conduire la Troisième révolution industrielle, des financements sont nécessaires. C’est pourquoi tous les financeurs publics et privés sont mobilisés et tout à fait enthousiastes à l’idée de s’impliquer financièrement dans les projets en cours ou à venir. Les travaux menés dans le cadre de la définition de la stratégie financière révèlent qu’il n’y a pas de difficultés particulières en termes de financement de projet.

Chaque acteur du financement dispose d’outils et de modalités d’intervention variées. Il n’y a donc pas une réponse de financement unique à la Troisième révolution industrielle et à ses projets mais une complémentarité d’outils et d’acteurs. Concrètement, le grand principe est que dès qu’un projet, quelles que soient sa nature et sa taille, révèle un besoin de financement, il sera orienté vers les acteurs du financement adaptés en fonction du besoin (fonds propres, quasi fonds propres, dettes, garanties, subventions, amorçage…). Ce travail d’analyse et d’orientation sera assuré par un réseau de compétences des CCI Hauts-de-France.

Rendez-vous dans l’onglet « Financement » du site pour découvrir nos solutions.

On ne vous a pas attendus pour s’intéresser au sujet !

Voilà une excellente nouvelle ! Dans ce cas, souhaitez-vous intégrer un réseau d’entrepreneurs partageant cette vision ? Adhérez au Club des entrepreneurs de la Troisième révolution industrielle. Cela vous permettra d’échanger et de tisser des liens utiles.

La Troisième révolution industrielle ce n’est pas cela, c’est la révolution de l’internet.

C’est en partie vrai. Une révolution industrielle résulte de la rencontre de nouvelles technologies d’information et de nouveaux systèmes énergétiques. Ainsi, la Troisième révolution industrielle résulte de la convergence des technologies d’internet et des énergies renouvelables.

Qui est Jeremy Rifkin ? Et sur quoi est fondé son Master plan ?

Jeremy Rifkin est un économiste américain. Il est l’auteur du livre intitulé « La Troisième révolution industrielle», ouvrage dans lequel il décrit les mutations en cours de l’économie et propose des solutions pour une croissance durable tout au long du XXIème siècle.
A l’occasion du World Forum Lille 2013, Jeremy Rifkin a présenté son Master plan qui est une mine d’innovations. Il propose de :

• Accroître l’efficacité énergétique
• Passer aux énergies renouvelables
• Développer les bâtiments producteurs d’énergie
• Se doter de capacité de stockage de l’énergie
• Déployer l’internet de l’énergie (des réseaux intelligents)
• Réinventer la mobilité des personnes et des biens
• Développer l’économie de la fonctionnalité : une nouvelle forme d’économie basée sur l’usage et la location plutôt que la propriété (ex : V’Lille)
• Développer l’économie circulaire : toute l’économie fondée sur l’économie des matières premières, le recyclage et la valorisation des déchets

Son aura nous a permis de récolter de nombreuses retombées médiatiques. Le nombre d’articles consacrés à Jeremy Rifkin et dans lesquels le Nord-Pas de Calais est cité en exemple est déjà impressionnant. Peu de personnes dans la région pouvaient recueillir autant d’adhésion et capter autant de lumière.

La Troisième révolution industrielle, n’est-ce pas de la science fiction ou une mode ?

Certes il est difficile de prévoir l’avenir. Parfois les piètres visionnaires, sont ceux qui refusent de voir l’avenir et les changements.

«Il y a à peine sur la terre la dixième partie des hommes qui y étaient dans les anciens temps… Elle se dépeuple tous les jours. Si ça continue la terre ne sera plus qu’un désert.»
Montesquieu (Les Lettres persanes, 1721)

«La télévision n’aura de succès que pendant 6 mois. Le public se lassera vite de regarder passivement un meuble en bois tous les soirs.»
Darryl Zanuck (CEO Twentieth Century Fox, 1945)

«Je ne crois absolument pas que l’aéronautique soit capable de modifier, un jour, de façon significative les moyens de transports.»
Herbert Georges Wells (Ecrivain de science fiction, 1933).

Glossaire à l’usage des non pratiquants de l’économie circulaire

Éco-conception : l’éco-conception est une forme de production qui intègre les exigences environnementales dès la conception des biens. il s’agit de réduire les impacts environnementaux des produits tout au long de leur cycle de vie, de l’extraction des matériaux, de la production à la fin de vie du bien.

Cradle to Cradle : littéralement « du berceau au berceau » en français. Forme d’éco-conception qui intègre à tous les niveaux de la production une forme de recyclage et de réutilisation des matériaux. Tous les matériaux se voient offrir une seconde vie à chaque nouvelle boucle de production, et sont utilisés différemment.

Économie de la fonctionnalité : modèle économique qui propose de remplacer la notion de vente du bien (ou service) par celle de la vente de l’usage du bien (ou service). Cela entraîne le découplage de la valeur ajoutée et de la consommation d’énergie et de matières premières.

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